Journée mondiale de l'eau

L’eau est fondamentale pour la  vie sur notre planète : à la fois sur le plan environnemental, mais aussi pour la santé. Le LNE s’est investi en 2017 et poursuivra sa mission sur deux grandes thématiques :  l’acidification des océans et  la détection des contaminations des eaux.

Surveiller l'acidification des océans

Moins médiatisée que la hausse des températures, l’acidification des océans n’en est pas moins un problème écologique majeur. Cette diminution du pH de l’eau de mer, provoquée par une accumulation de CO2, a en effet des conséquences désastreuses sur la biodiversité marine.
Afin de surveiller ce phénomène, les spécialistes doivent mesurer des variables dont l’évolution, aussi faible soit-elle, a de grands impacts.
Ils ont donc besoin de la plus haute précision, que seule garantit la traçabilité de leurs mesures au système international. Face à cette attente, le LNE teste la faisabilité d’un matériau de référence pour les mesures d’acidité des eaux marines. Celui-ci servira à fiabiliser les résultats des mesures effectuées sur le terrain.

Eau et perturbateurs endocriniens : immersion dans l'infiniment petit

Air, eau, aliments... les perturbateurs endocriniens sont omniprésents et leur dosage est difficile à maîtriser. Parmi eux, les résidus d’hormones font l’objet d’un intérêt grandissant en effet,  à des doses inférieures au nanogramme par litre (ng/L), ils présentent un risque potentiel pour l’homme et la faune.
La Directive Loi cadre sur l’eau a ainsi intégré dans sa première liste de vigilance un certain nombre de molécules. Mais surveiller ces substances relève du défi avec des limites de détection fixées à 0,4 ng/L pour les molécules E1 et E2 par exemple. Rechercher ces molécules à ces seuils, c’est comme doser l’équivalent d’une pilule dans une piscine olympique ! Pour y parvenir, le LNE a développé et validé en 2017 une méthode basée sur la dilution isotopique, avec extraction liquide/solide et chromatographie en phase liquide couplée à la spectrométrie de masse en tandem en 2015 et l’a mise en oeuvre sur des eaux depuis 2016. De quoi améliorer notre connaissance de la contamination des milieux, et livrer des données tangibles à la Commission européenne.

 

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